Jean LURÇAT

et

l'Apocalypse

 

En 1917, Jean Lurçat (1892-1966) conçoit à 25 ans ses deux premières tapisseries que sa mère exécute au point de canevas, Filles vertes et Soirées dans Grenade.

Une première Apocalypse

Jean Lurçat conçoit en 1947 sa propre Apocalypse, tapisserie de 4,53 m sur 12,40 m, tendue dans l'église Notre-Dame De Toute Grâce du plateau d'Assy, en Haute-Savoie, bâtie à partir de 1938 et consacrée en 1950.

Pour décorer l’édifice, le chanoine Jean Devémy prend conseil auprès du dominicain Marie-Alain Couturier, ancien élève du peintre Maurice Denis et partisan d’un renouveau de l’art sacré. Contre l’avis d’une partie de la hiérarchie catholique, plus attachée à la tradition, les deux hommes s’adressent à des artistes contemporains : Léger, Matisse, Chagall, Rouault, Bazaine, Bonnard, Braque, Lipschitz, Richier... Pourtant, ils n’ignorent ni l’athéisme de Lurçat ni son adhésion au Parti communiste : « Quand j’ai fait l’église d’Assy, les Dominicains m’ont dit : C’est le combat du Bien et du Mal. Pour savoir de quoi il retourne, pas besoin d’être catholique. Ni les Dominicains ni moi n’avons essayé de nous placer sur le plan de la propagande. Il y a eu, des deux côtés, une largeur d’esprit naturelle ».

La tapisserie représente, avec le grand signe, une femme enveloppée de soleil opposée au dragon, soit le verset 12.1 de l’Apocalypse de saint Jean : « Un grand signe apparut dans le ciel : une femme revêtue du soleil. » et les versets 12. 3-4 : « Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. »

http://passy-culture.com/?page_id=245

 

 

Le Chant du Monde

 

Le livre de Gérard Denizeau, Jean Lurçat, Le Chant du Monde (Coédition musées d'Angers/Somogy, 2015) permet d’appréhender les trois sources du Chant du Monde.

 

1-la rencontre avec l'Apocalypse Angers

En juillet 1938, Jean Lurçat découvre L'Apocalypse d'Angers en compagnie de son ami Thomas Catesby Jones (1880-1946), avocat et collectionneur d'art étatsunien, et de son épouse Louisa Brook. C’est pour lui une révélation qui lui confirme que la tapisserie est un art monumental au même titre que la fresque ou la céramique.
« Cet extraordinaire magma de terreurs de prévisions, de cataclysmes, d’hommes fauchés par l’adoration et la prière ; ces tendresses et ces massacres de L’Apocalypse, voilà qui m’apparut comme une démonstration que la peinture peut, et sans doute doit, plonger jusqu’au cou dans les passions, espoirs, misères et anticipation des hommes. »

 

En 1956, Jean Cassagnade, ami et jardinier de Lurçat, cloué au lit par une sciatique, lit la préface écrite par Lurçat pour L’Apocalypse d’Angers. Lurçat vit alors à Saint-Céré, dans le Lot, dans le château des Tours-Saint-Laurent, acheté en 1945, vestige d'une forteresse du XIe siècle qui domine la ville. Cassagnade harcèle Lurçat pendant trois mois et lui fait observer : « Cette tapisserie du Moyen-Âge est un témoignage de son époque ; alors pourquoi ne pas faire une Apocalypse des temps présents,  du XXème siècle ? Et si L’Apocalypse d’Angers fait 750 mètres carrés, il nous faut au moins en faire 1000 ! » « Pourquoi pas » se dit Jean Lurçat qui pense créer une suite de tapisseries dont le titre serait La Joie de Vivre.

Jean Lurçat au centre, Jean Cassagnade à droite

 

Dès l’année suivante, et peu à peu, le projet prend corps. Le thème change : face à la menace nucléaire qui peut en un seul instant détruire l'humanité, l’œuvre doit parler de cette menace de la bombe atomique pour en exposer la terrible force et lui opposer celle du bonheur de vivre. C'est ainsi que le titre Le Chant du Monde s'impose à Jean Lurçat.

En 1957, les premières pièces du Chant du Monde sont présentées au Casino d'art de Saint-Céré dont le directeur est Pierre Delbos, neveu de Jean Cassagnade.
Claude Faux, Lurçat à haute voix, Julliard, 1962.

2- Les poètes rencontrés au temps de la jeunesse, Rainer Maria Rilke (1875-1926) et Walt Whitman (1819-1892).

Rainer Maria Rilke : l'intimité particulière :

« Dès sa première rencontre avec Rainer Maria Rilke, en 1912, Jean Lurçat a été littéralement envoûté par son attitude face au monde, toute de pessimisme et de vigueur, de volonté d'affirmation contre un destin hostile, de désir de transfiguration du monde par le travail poétique. À cette époque, Rilke vit une brève liaison avec Marthe
Hennebert, qui deviendra la compagne de Lurçat en 1919, son épouse en 1924. »

En 1912, le poète met en chantier l'un de ses chefs-d'œuvre, les Élégies de Duino (en allemand, Duineser Elegien), qui ne seront publiées qu'après la guerre, en 1923. « Entièrement placées sous le double pôle conflictuel de l'exaltation et de l'abattement, les Élégies sont écrites à la première personne, mais c'est au nom de tous les hommes que parle le poète. Aussi le monde intérieur de Rilke devient-il ce qu'il nomme lui-même « espace intime du monde » (Weltinnenraum), un monde ouvert sur l'infini matérialisé par le firmament. Les étoiles scintillent dans le discours du poète comme sur les fonds obscurs du Chant du Monde. »
« En réalité, c'est tout au long des Élégies que nous trouverons ainsi cette bipolarité de la terreur et de la beauté, qui semble gouverner la tenture de Lurçat, non pas seulement
dans la succession de ses pièces, mais à l'intérieur de chacune d'entre elles, phénomène encore accentué dans son ultime volet, Ornamentos sagrados, pièce étrange dont les mots du poète semblent cependant dénouer le mystère : Car le beau n'est rien d'autre que le commencement du terrible. »

La grandiloquence visionnaire de Walt Whitman :

Whitman (1819-1892) inspirera Jean Lurçat quand il réalise treize illustrations pour accompagner les Six Poèmes dans la nouvelle traduction de Léon Bazalgette (1919).
« Il est, par exemple, loisible de vérifier que, de tous les caractères qui déterminent l'esthétique et l'éthique du Chant du Monde, le plus singulier, mais aussi le plus décisif, n'est
autre que le principe de consubstantiation des règnes, un principe que Lurçat lui-même reconnaîtra, au soir de sa vie, comme élément fondateur de toute sa carrière d'artiste :

Le monde n'est pas constitué par des éléments séparés qui seraient le règne animal, le règne végétal, le règne minéral, etc. Chacun de nous est commencement de minéral ou aboutissement de végétal, etc., et nous vivons, nous nous développons, nous nous ramifions exactement comme une branche d'arbre. [...] C'est un sentiment très stable, très continu en moi, depuis que je vis [...] Nous sommes pierre, nous sommes feuillage, nous sommes poisson [...] Chaque être est tout à la fois. »

« N'y a-t-il pas là, en germe, le foisonnement de toutes les figures minérales, végétales, animales et humaines qui, dans Le Chant du Monde, dansent de jour et de nuit cet extraordinaire ballet de vie et de mort par quoi l'artiste traduit les tumultes de son siècle ? Il serait cependant erroné d'y découvrir une nouveauté dans l'œuvre de Lurçat. De cette notion, très romantique, de la consubstantiation des règnes, c'est toute l'œuvre tissé qui est nourrie, depuis la première période aubussonnaise. »
« Preuve que la lecture du grand poète américain avait laissé dans l'esprit du peintre une trace d'une profondeur exceptionnelle, féconde et prolifique jusqu'au crépuscule. »
« L’immensité zodiacale et cosmique, enfin. Nous avons vu plus haut comment le message de Rilke avait été transfiguré par l'artiste. Mais, plus encore que le génie du poète austro-
tchèque, c'est celui de son homologue américain qui semble avoir frappé de son sceau les propositions visuelles les plus frappantes du Chant du Monde, celles qui unissent les plus vastes contrées de l'univers à ses plus secrets territoires. »

 

3- l’« appel ultime aux forces de la lumière auxquelles Lurçat, infatigable guetteur de l'aube, ne voulut jamais renoncer ».

« Si L'Apocalypse d'Angers et le monde poétique de Rilke et de Whitman expliquent pour une grande part le déclenchement de l'inspiration et la forme donnée au Chant du Monde, il est une source plus discrète qui en nourrit la thématique : la propre symbolique de l'artiste. »

Jean Lurçat l’exprime ainsi :

« Les symboles n'ont pas tous un sens médité. Parfois, ça surgit, on ne sait pas d'où. Une des constatations les plus angoissantes que je fais souvent, c'est cela : ne pas pouvoir se regarder de l'extérieur comme un observateur. L'impossibilité de vraiment se connaître soi-même. Et cela, c'est une infirmité capitale ... et déchirante. »

Un grand dessein inachevé :

« Avec le recul, il semble naturel que la suggestion de Jean Cassagnade ait frappé si puissamment un artiste mûr, glorieux certes, mais parvenu ― à l'âge de 64 ans ― au seuil de la vieillesse. Au moment où, de tous côtés, parviennent hommages, éloges et distinctions, où le succès triomphal des expositions ne cesse de croître, où les commandes affluent du monde entier, Lurçat est trop clairvoyant pour ne pas mesurer
qu'il entre dans la dernière grande phase de sa carrière et de sa vie.
Comment n'éprouverait-il pas la tentation d'adresser un salut mémorable à ces générations futures… »

http://musees.angers.fr/fileadmin/plugin/tx_dcddownloads/dossierchantmonde2_06.pdf

http://journeesdetudes.org/lotoisdumonde/documents/lurcat/lurcat.html

http://dany.chacornac.pagesperso-orange.fr/sanlau.htm
Claude Faux, Lurçat à haute voix, Julliard, 1962.

Roman : Béatrice Commengé, En Face du Jardin. Six jours dans la vie de Rainer Maria Rilke, Flammarion, 2007.

 

 

Les tapisseries seront tissées à Aubusson dans les ateliers Tabard, Goubely et Picaud :

La Bombe Atomique (4,40 × 9 m) 

L'Homme d'Hiroshima (4,40 × 2,90 m) 

La Fin de Tout (4,40 × 2,25 m) 

L'Homme en Gloire dans la Paix (4,40 × 13,20 m) 

L'Eau et le Feu (4,40 × 5,90 m)

Le Grand Charnier (4,40 × 7,40 m)

Champagne (4,40 × 7,00 m)

La Conquête de l'Espace (4,40 × 10,35 m)

La Poésie (4,40 × 10,40 m)

En 1963, Le Chant du Monde est présenté pour la première fois à Annecy.

 

L’œuvre finale comprend dix tapisseries. Jean Lurçat ne verra pas la dernière, Ornementos Sagrados (Ornements Sacrés) puisqu’il meurt le 6 janvier 1966 à Saint Paul de Vence avant la fin du tissage. Sur sa tombe, dans le cimetière de Saint-Laurent, sont gravés un soleil et cette inscription : C'est l'aube, début de la phrase qu’il a écrite et fait graver sur son épée d'académicien : « C'est l'aube d'un temps nouveau où l'homme ne sera plus un loup pour l'homme. »

 

http://journeesdetudes.org/lotoisdumonde/documents/lurcat/lurcat.html

 

http://musees.angers.fr/fileadmin/plugin/tx_animuse/Lurcat_ChantMonde_05.pdf

 

http://musees.angers.fr/fileadmin/plugin/tx_dcddownloads/sequenceapocalypseavecannexes.pdf

 

 

 

 

 

… Je préfère vous conter une charmante histoire que Kessler a notée à la suite d’une rencontre avec Rilke le 4 juillet 1911. L’histoire est jusqu’à présent inédite et personne ne la connaît.

J’ai demandé à Rilke s’il ne pourrait pas écrire pour le journal que je présentais quelques courts récits, comme on en trouve dans Malte Laurids Brigge. Rilke refusa catégoriquement. Malte était une chose très ancienne. Cela lui semblait comme un rêve évanoui, un voile gris désormais écarté. L’auteur, oui l’auteur qui avait écrit Malte aurait dû mourir […], et lui-même, Rilke, aurait pour ainsi dire péri lors de la rédaction du livre […]

Parfois quand on voit un arbre en hiver, qui ne présente plus aucun élément de verdure, aucune feuille, aucune pousse, il arrive qu’on éprouve le sentiment que cet arbre souffre d’indicibles épreuves parce que la sève qui circule en lui ne communique, ne transmet son énergie à rien, ne la verse à aucun organisme vivant. Ce sont semblables souffrances que lui-même, Rilke, auraient éprouvées il y a deux semaines encore […] Et puis il aurait été délivré de façon étonnante. Il aurait rencontré un être qui aurait tout à coup rétabli pour lui le contact, la possibilité de sentir et de communiquer avec le monde, qui lui aurait rendu une âme, la sienne propre, et non pas une âme que lui auraient prêtée les autres : il se serait agi d’une petite giletière parisienne.

Il l’aurait vue un soir, place de la Madeleine, parmi la foule des gens qui se pressaient en tous sens, et elle aurait ressemblé à un être qui n’a plus sa place dans cette hâte, qui quitte le monde, se dirige vers l’infini, vers la mer. On aurait senti que c’était peut-être son dernier jour, qu’elle marchait au bord du précipice dans lequel elle tomberait nécessairement si personne ne la retenait. Il l’aurait suivie un instant, mais l’aurait ensuite perdue des yeux dans la foule. Disposé alors à rentrer chez lui, il se serait retourné une dernière fois, et il l’aurait vraiment trouvée, lui aurait parlé et l’aurait aussitôt emmenée chez lui.

Arrivée dans sa chambre, elle se serait dans un premier temps penchée muette pendant un quart d’heure au-dessus d’un livre ouvert sur la table, qu’elle aurait lu comme une femme assoiffée qui peut enfin apaiser sa soif. On avait le sentiment que depuis des générations dans sa famille toutes les sources de l’âme avaient été recouvertes, étouffées, mais que tout était encore disponible en elle et qu’il  suffisait de tendre les mains pour y puiser le meilleur. La plus petite protection, une simple main qui la protégerait des rigueurs du vent, suffirait pour que bourgeonne ce qui était mort depuis des générations. Il lui aurait montré ses vieilles dentelles, et elle aurait été comme un ciel au-dessus d’elles, tant elle aurait éclairé et métamorphosé par la joie qu’elle y prenait ces objets dont elle ne pouvait pas jusqu’alors avoir eu la moindre idée.

Au cours d’une visite au musée de Cluny, toute son âme se serait mise à bourgeonner et à fleurir. Il pensait qu’il fallait faire quelque chose pour elle, non pas pour la sortir du cercle antérieur de sa vie, mais pour lui assurer au sein de celle-ci une activité durable. Elle travaillait quelques mois comme giletière, et ensuite il lui fallait chercher des travaux occasionnels pour le reste de l’année ; s’il lui arrivait de ne rien trouver, elle mourrait de faim ou devrait se vendre. Le pire lui avait été jusqu’alors épargné, elle avait conservé son corps intact comme dernière ressource pour la pire des catastrophes, comme un trésor que l’on enveloppe de linges et met de côté, auquel on refuse de penser et que l’on ne sacrifie que dans la plus extrême nécessité. Mais au moment où il l’avait rencontrée, elle en était presque arrivée à ce point. Partout où elle avait auparavant trouvé du travail, elle avait essuyé des refus, et depuis plusieurs jours n’avait plus rien à manger.

C’était la fin ; s’il ne l’avait pas prise avec lui, elle aurait vraisemblablement sombré ce soir-là. Il lui avait désormais loué une petite chambre près de lui, dans sa maison, une toute petite chambre donnant sur le jardin ; une petite pièce si claire et si avenante qu’il voudrait ne jamais la quitter. Mais la manière de l’établir durablement ? Il aimerait lui faire apprendre quelque chose ; on lui avait conseillé la dactylographie, mais c’était si mécanique, il préférait un travail où les forces vives de son âme trouveraient à s’employer. Lui-même n’avait pas assez pour l’entretenir et lui payer une formation. Je lui demandai quelle somme il faudrait environ. Rilke répondit : il lui donnait actuellement 50 francs sur ses économies mensuelles, mais il pouvait à peine continuer.

Actes du colloque du 24 mars 2000 consacré à Rainer Maria Rilke, dir. Stéphane Michaud et Gerald Stieg, Rilke et son amie Lou Andreas-Salome ́à Paris, Presse de la Sorbonne Nouvelle/BNF, 2001, p. 38-40.

 

Marthe Hennebert tissant

Il s’agit de Marthe Hennebert. Rilke la rencontre à la fin du mois de juin 1911. Il lui dédie deux poèmes datés de juin et juillet 1911. (Poésies, p. 997-998) Au début de la Première Guerre mondiale, Rilke retourne en Allemagne. Marthe passe cette période à Toulon où elle travaille dans le nettoyage à sec, les produits chimiques attaquant sa voix et ses poumons. En 1919, Rilke séjourne en Suisse ; il l'invite.

Sont avec lui Jean Lurçat, le compositeur Ferruccio Busoni, l'écrivain Hermann Hesse et la galeriste Jeanne Bucher. Dès leur retour de Suisse en 1920, Jean Lurçat et Marthe  vivent ensemble à Paris. Ils se marient le 15 décembre 1924, et tous deuxvoyagent en 1925 en Écosse, puis en Espagne et Afrique du Nord. En 1927, ils partent pour l'Orient, passent l'été en Grèce et en Turquie. Il décore le salon de la famille David David-Weill) de quatre tapisseries de 28 m2 au petit point et réalise L'Orage pour Georges Salles (Musée national d'art moderne). Il fait tisser à l'aiguille par sa mère, puis par Marthe L'Archer. Elle exécute aussi ses troisième et quatrième tapisseries, Pêcheur et Piscine, au point de canevas. Le couple divorce en 1930, mais il demande à Marthe de tisser L'Été.

 

 

 

 

 

D’autres artistes, dans de grandes fresques, ont voulu conjurer la peur de la guerre et de la destruction de l’humanité et affirmer leur foi en un avenir fait par et pour tous les êtres humains :

 

Marc Chagall à Nice

Le musée Marc-Chagall (ou musée national du message biblique Marc-Chagall)

 

 

Pablo Picasso à Vallauris 

La fresque peinte La Guerre et la Paix.

 

 

Fernand Léger à Biot

La réunion de tableaux, céramiques et dessins permet de découvrir cet artiste majeur. Son œuvre évoque le rythme de la machine, la poésie des objets et la beauté de la grande ville moderne.

 

 

Victor Vasarely à Aix-en-Provence

Les seize modules à base hexagonale, fruit d’une collaboration entre le plasticien, les architectes et les entreprises, ont été édifiés dans le but de créer la cité polychrome du bonheur.

 

 

Jean Carzou à Manosque

En 1991, inauguration de l'Apocalypse sur les murs de la Chapelle de la Présentation à Manosque, qui devient en même temps Fondation Carzou. Plus de 600 m2 de peinture qui reprennent et développent les thèmes visionnaires de l'exposition de 1957.

 

 

 

« J'ai voulu représenter l'Apocalypse, le climat de notre époque. J'ai pris comme base de travail mon exposition de 1957 à Paris intitulée l'Apocalypse. Cette exposition était composée d'une suite de tableaux inspirés des usines atomiques, de la civilisation machiniste, des champs de tir, des fusées, de la disparition des forêts, la pollution etc. Enfin le voyage dans le cosmos, avant le premier vol dans l'espace des astronautes soviétiques. 

Mon but : la peur de l'an 2000, un peu comme la peur de l'An Mil. L'intense développement de la technologie, la déshumanisation de la terre, la multiplication terrifiante de l'espèce humaine, le danger de la montée de la surface des mers, la disparition continuelles des espèces animales, l'homme s'enfermant dans un milieu artificiel, font que la terre deviendrait invivable et désertique. »

http://www.fondationcarzou.fr/index.php/fr/la-chapelle

 

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